Volume invisible

Christoph Weber, Untitled (Kupferstich, 1631),2008, Copper wire 4mm, nails, 300 x 400cm Unique, courtesy of the artist and Galerie Jocelyn Wolff
Katinka Bock, Das Konservat, 2003 – 2007, Photograph on paper, courtesy of the artist and Galerie Jocelyn Wolff
Franz Erhard Walther,Nesselkiste,1963, corrugated board, glue strip, glue, untreated canvas, 41 x 22 x 19 cm unique, courtesy of the artist and Galerie Jocelyn Wolff, photo : François Doury



Exposition du 14 janvier au 24 février 2024 à la Galerie Jocelyn Wolff (Komunuma – Romainville)
Vernissage dimanche 14 janvier 14h – 18h


Avec une sélection d’œuvres de : Enrico Ascoli & Hilario Isola, Katinka Bock, Miriam Cahn, Irene Kopelman, Isa Melsheimer, Max Neuhaus, Elodie Seguin, Francisco Tropa, Franz Erhard Walther, Christoph Weber.

Lointaines héritières des zones de sensibilité picturale immatérielle d’Yves Klein, tout autant que des diverses dématérialisations conceptuelles des années 1960, espaces climatisés et autres largages de vapeurs en plein air, les œuvres rassemblées pour « Volume invisible » explorent à leur manière des zones de sensibilité sculpturale immatérielle.

Peu ou pas visibles de prime abord, les volumes ici exposés restent néanmoins sensibles et perceptibles. Audibles ou tactiles, ces œuvres pulsent des courants d’air, réchauffent des encoignures ou sonorisent des espaces. Certaines sont mues par des appels d’air, consumées en nuées, ou tout simplement parcourues d’une respiration. Diffuses, elles interrogent aussi la question de leur délimitation – le passage d’une température à une autre, d’une résonnance au silence – et éprouvent ainsi nos capacités d’attention.

Au-delà d’une pensée mystique de l’immatériel ou d’approches plus critiques par la dématérialisation, ces volumes invisibles sont aussi des zones de potentialités : dans le tissu urbain, des parcelles vacantes, détruites ou à bâtir, des enceintes à protéger et investir.


Site de la Galerie Jocelyn Wolff

Références Annabelle Oliveira